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Canadian Public Health Association

30 septembre 2020 14 h 30 HAE

L’accès aux services de santé au niveau du quartier

Présentateurs :

  • Carrie Shorey, PhD candidate, University of Waterloo
  • Dr. Austin Zygmunt, MD, MSc, CCFP, Public Health and Preventive Medicine Residency Program, University of Ottawa

Les membres de l’ACSP doivent s’inscrire via le portail des membres.

Pour la première séance de notre club de revue d’articles, nous discuterons d’un article sur l’accès aux services de santé au niveau du quartier.

Article

Neighbourhood-level marginalization and avoidable mortality in Ontario, Canada: a population-based study (en anglais seulement)

Objectif

Examiner les incidences de la marginalisation du quartier sur la mortalité évitable due aux causes de décès évitables et traitables.

Méthode

Tous les décès prématurés survenus entre 1993 et 2014 (n = 691 453) en Ontario, au Canada, ont été associés à un quintile de marginalisation du quartier à l’aide des quatre dimensions de l’indice de marginalisation ontarien : la dépendance, la concentration ethnique, la défavorisation matérielle et l’instabilité résidentielle. Nous avons effectué deux régressions logistiques multivariées pour examiner l’association entre la marginalisation du quartier, la première axée sur la mortalité évitable (MÉ) comparée à la mortalité inévitable, et la seconde axée sur la MÉ de causes évitables comparée à la MÉ de causes traitables. Tous les modèles ont été ajustés en fonction de l’âge, du sexe, du milieu de vie (urbain ou rural) et des niveaux de comorbidité de la personne décédée.

Résultats

En tout, 463 015 décès ont été catégorisés comme étant évitables, et 228 438 décès comme étant inévitables. Les résidents des quartiers les plus défavorisés sur le plan matériel (RC : 1,24, IC de 95 % : 1,22 à 1,27) et les plus instables sur le plan résidentiel (RC : 1,13, IC de 95 % : 1,11 à 1,15) présentaient une probabilité accrue de MÉ, particulièrement de causes évitables. Chez les résidents des quartiers présentant la plus grande dépendance (RC : 0,91, IC de 95 % : 0,89 à 0,93) et la plus grande concentration ethnique (RC : 0,93, IC de 95 % : 0,91 à 0,93), la probabilité de MÉ était plus faible, mais quand elle survenait, elle était plus susceptible de découler de causes traitables.

Conclusion

Différentes dimensions de la marginalisation présentent des associations uniques avec la MÉ. En indiquant comment différents aspects de la marginalisation du quartier influencent la MÉ, ces résultats peuvent avoir des conséquences importantes pour les futures démarches de santé publique visant à réduire les inégalités devant la mortalité évitable.