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Canadian Public Health Association

Vue d'ensemble : Amélioration de la santé des mères et des bébés

Au début des années 1900, de nombreuses menaces préoccupantes pour la santé étaient liées à un mauvais état de santé des mères et des nourrissons. Depuis lors, on a enregistré une baisse considérable de la mortalité maternelle et infantile en raison des améliorations touchant l'hygiène publique, la nutrition, le niveau de vie et le niveau d'instruction. Plus tard, les progrès de la médecine clinique, l'accès amélioré aux soins de santé ainsi que le renforcement de la surveillance et du contrôle des maladies ont contribué à ce qu'on a qualifié de baisse remarquable. À ce jour, l'état de santé des mères et des enfants au Canada est l'un des meilleurs au monde.

Taux de mortalité maternelle et infantile

En 1938, le sous-ministre de la Santé du Nouveau Brunswick déclarait que dans certaines parties de la province, 70 % des naissances n'étaient pas accompagnées d'un médecin et ne bénéficiaient d'aucune sorte de soins médicaux. En 1945, le Conseil fédéral d'hygiène signalait qu'environ 175 000 femmes enceintes au Canada ne recevaient pas de soins prénataux, qu'il était urgent de normaliser les soins des mères admises en clinique et que la plupart des cliniques étaient gérées par des organisations bénévoles. En 1951, le taux de mortalité infantile du Canada était supérieur de 28 % à celui de l'Angleterre et du Pays de Galles et 41 % plus élevé par rapport aux États-Unis.

Aujourd'hui, la mortalité maternelle au Canada est l'une des plus faibles au monde. En outre, la mortalité infantile continue de diminuer au pays, le taux enregistré en 2004 étant de 5,1 pour 1000. Le facteur qui contribue à cette diminution globale des décès est la baisse de la mortalité infantile causée par les anomalies congénitales et le syndrome de mort subite du nourrisson. La cause principale de mortalité infantile au Canada est l'immaturité due aux naissances avant terme.

L'Agence de la santé publique du Canada a mis en évidence dix domaines d'intervention efficaces qui peuvent continuer à améliorer la santé de la mère, du nourrisson et de l'enfant :

  1. Programme d'abandon du tabac pendant la grossesse
  2. Examens de dépistage et consultations offerts aux femmes qui consomment de l'alcool pendant leur grossesse
  3. Utilisation de suppléments vitaminiques renfermant de l'acide folique
  4. Dépistage sérologique chez la mère ou triple test
  5. Dépistage du VIH
  6. Dépistage du streptocoque du groupe B
  7. Allaitement maternel
  8. Information des parents quant à la meilleure position de sommeil pour l'enfant
  9. Vaccination
  10. Information en matière de santé publique et conseils offerts aux parents en vue de réduire la mortalité attribuable aux blessures accidentelles

L'allaitement maternel

Le ministère de la Santé du Canada encourage l'allaitement maternel qui, à son avis, est la meilleure méthode d'alimentation car celle-ci offre des avantages nutritionnels, immunologiques et affectifs optimaux pour la croissance et le développement des nourrissons. Santé Canada recommande aux mères de recourir uniquement à l'allaitement maternel pendant les six premiers mois suivant la naissance de leur bébé (pour les enfants nés à terme et en bonne santé), ce qui exclut l'eau, les substituts du lait maternel ainsi que les autres aliments liquides et solides. C'est à l'âge de six mois qu'on donnera au nourrisson des aliments solides et riches en nutriments, tout en continuant l'allaitement naturel jusqu'à deux ans et au-delà.

Depuis que le gouvernement du Canada a prolongé la durée des congés de maternité à la fin de 2001, les nouvelles mères ont été plus nombreuses à atteindre ces objectifs d'allaitement maternel. Statistique Canada signale qu'à la suite de ce changement de politique, la proportion de mères qui pratiquaient exclusivement l'allaitement maternel pendant au moins six mois était passé de 20 % avant la réforme à 28 % après la réforme.

En 2005, 87 % des nouvelles mères interrogées avaient commencé à allaiter leur bébé au sein dès la naissance. Seulement 16 % des mères ont déclaré allaiter leur bébé uniquement au sein quand celui-ci avait atteint l'âge de six mois.

Les mères autochtones et leurs bébés

Les risques de complications à la grossesse et de problèmes de santé chez les nourrissons sont plus élevés chez les Autochtones que parmi le reste de la population canadienne. Les rapports indiquent que le taux de mortalité infantile et périnatale chez les Autochtones est presque deux fois plus élevé que la moyenne canadienne. Parmi les Inuits qui résident dans les Territoires du Nord-Ouest, ce taux est environ deux fois et demie plus élevé que la moyenne nationale.

La majorité des femmes autochtones enceintes des régions rurales, éloignées ou isolées passent les quatre dernières semaines de leur grossesse à l'extérieur de leur communauté. Cette pratique d'évacuation, qui s'est répandue depuis les années 1970, empêche les pères et les membres de la famille élargie de participer à la naissance des enfants, en plus d'avoir une incidence négative sur l'établissement de liens affectifs dès la naissance. On reconnaît de plus en plus que le soutien professionnel apporté à toutes les mères est un droit et que l'accompagnement social et affectif pendant la grossesse et la naissance est susceptible d'améliorer les résultats en matière de santé pour les femmes et les enfants des Premières nations.

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