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Canadian Public Health Association

Un monde, une santé

Un globe du monde dans les mains

Le monde devient petit : les gens voyagent plus, le commerce s'étend à l'échelle mondiale et le nombre d'humains et d'animaux d'élevage qui coexistent sur la planète est plus élevé que jamais. Étant donné tous ces changements, il devient plus facile pour les maladies d'origine animale (zoonoses) d'infecter les humaines et de se répandre à la surface du globe.

Afin de protéger la santé humaine, les experts en santé publique centrent leur attention sur la prévention de l'apparition de nouvelles maladies et la propagation de maladies existantes telles que le virus H1N1, la grippe aviaire, la maladie de Lyme, le virus du Nil occidental, la variole du singe et la maladie de la vache folle (qu'on appelle aussi encéphalopathie spongiforme bovine).

Ces maladies se compliquent du fait que leur transmission de l'animal à l'être humain est influencée par de nombreux facteurs liés à la santé des animaux, des humains et de l'écosystème. Le virus du Nil occidental constitue un bon exemple. Ce virus est transmis à l'humain par une piqûre de moustique et peut entraîner la paralysie ou la mort. Les experts en santé publique doivent prendre en considération la dynamique des populations de moustiques (abondance, durée de la saison de reproduction et conditions de reproduction), les espèces d'oiseaux qui portent le virus et leurs habitudes migratoires, de même que les conditions du milieu (changement climatique) qui créent des conditions de reproduction favorables pour les moustiques. Dans ce cas, les experts en santé publique doivent étudier la manière de renforcer les domaines de la santé des animaux et de l'environnement afin de protéger la santé humaine.

Cette méthode cohérente, globale et préventive de protection de la santé humaine est connue sous le nom de One World One Health (Un monde, une santé), une notion qui a été introduite par la Wildlife Conservation Society en 2004.

La Wildlife Conservation Society se réunit périodiquement pour discuter du thème One World One Health. Lors de sa première réunion à ce sujet en 2004, la Société à publié les « Principes de Manhattan » - une série de 12 principes qui soulignent l'importance de la santé des animaux, des écosystèmes et des humains dans la prévention des zoonoses.

Depuis lors, six organisations internationales de premier plan (l'Organisation mondiale de la santé, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, l'Organisation mondiale de la santé animale, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, le Bureau du coordonnateur du système des Nations Unies sur la grippe et la Banque mondiale) ont élaboré un cadre de référence fondé sur One World One Health. En 2009, l'Agence de la santé publique du Canada a accueilli une consultation d'experts afin d'examiner les moyens de faire progresser la notion de One World One Health. Les participants ont suggéré de trouver de meilleurs moyens de partager les données, de travailler ensemble entre différentes disciplines et de renforcer l'expertise des pays en développement.

Le concept One World One Health continue à faire son apparition aux quatre coins du monde. Afin de protéger la santé publique, il est nécessaire de mieux comprendre les relations qui existent entre la santé animale, la santé humaine et la santé de l'écosystème. Aucun secteur ni pays ne peut y parvenir de manière isolée. La force du concept One World One Health tient au fait qu'il repose sur la coopération et le partenariat entre diverses disciplines et différents pays afin de protéger un intérêt commun et planétaire : l'efficacité du système de santé.

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