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Canadian Public Health Association

Mener le juste combat : S'attaquer au mouvement antivaccins et à l'apathie populaire

Une infirmière donne une injection à un bébé
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Une infirmière donne une injection à un bébé pendant que la mère le tient. Photo possiblement prise à la Hospital for Sick Children, à Toronto (Ontario). c 1946.

L'immunisation est l'une des interventions de santé publique les plus fructueuses, les plus équitables et les plus rentables. Les vaccins nous protègent contre des maladies spécifiques qui peuvent nous rendre très malades et même nous tuer. Ils réussissent ce tour de force en stimulant le système de défense du corps. Les vaccins utilisés au Canada sont très efficaces et hautement sécuritaires. En fait, les vaccins figurent parmi les outils les plus sûrs de la médecine moderne et les effets secondaires graves sont rares.

Les campagnes antivaccins existent depuis l'avènement de la vaccination à la fin du XVIIIe siècle. Il s'agit là d'une préoccupation des responsables de la santé publique. En effet, quand la confiance populaire vis-à-vis l'efficacité et l'innocuité d'un vaccin gagne les masses, le résultat peut être dévastateur. Les maladies peuvent rapidement récidiver lorsque moins de gens se font immuniser.

Certaines personnes s'opposent à la vaccination pour des motifs religieux. D'autres affirment que l'innocuité et l'efficacité des vaccins sont présentées de manière inexacte. D'autres encore sont influencés par les renseignements erronés. En 1998, la revue médicale britannique The Lancet publiait une étude du Dr Andrew Wakefield qui établissait un lien entre le vaccin antirougeoleux, antiourlien et antirubéoleux et l'autisme. Bien que l'étude a été discréditée et que The Lancet rappelait le mémoire du Dr Wakefield en 2010, les niveaux de vaccination avaient chuté en Grande-Bretagne par suite de la parution de l'article et les maladies que le vaccin contribuait à prévenir ont connu une recrudescence.

L'infirmière
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L'infirmière de santé publique Peggy Ross donne une injection à un enfant inuit à une clinique d'immunisation au Fort Chimo au Québec. Décembre 1958.

Nous avons tendance à oublier que c'est la vaccination de masse qui a aidé à enrayer la variole. En 1885, l'absence d'une stratégie de vaccination contre la « petite vérole » à Montréal a provoqué 19 905 cas de la maladie et 3 157 décès. En 1920, une campagne antivaccination menée en Ontario a été particulièrement marquée et il fut difficile pour les responsables de la santé publique de convaincre le public de se prévaloir du vaccin contre la variole qui était librement accessible et qui avait nettement démontré son importance en matière de protection. L'épidémie de variole qui a sévi en Ontario cette année-là a entraîné 5 129 cas et 33 décès.

Aujourd'hui au Canada, l'immunisation est si efficace pour enrayer les maladies que bon nombre d'entre nous en sommes parvenus à nous distancier de la menace. L'apathie générale a été un véritable obstacle à surmonter pour l'Agence de la santé publique durant la pandémie de grippe H1N1. Grâce à une ambitieuse campagne de sensibilisation populaire toutefois, le Canada a obtenu l'un des meilleurs taux d'immunisation contre le virus H1N1 au monde.

Campagne d'immunisation
Agence de la santé publique du Canada. Campagne d'immunisation H1H1. Novembre 2009

Le vaccin H1N1 : % de la population immunisée au 31 déc. 2009

Australie 25 %
Canada 45 %
États-Unis 20 %
Royaume-Uni 7 %
Japon 12 %
France 8 %

Ainsi, en 2009-2010, la santé publique au Canada a continué de mener le bon combat en faveur de l'immunisation!

Pour en savoir plus

Mention de source des photos

  • Une infirmière donne une injection : Bibliothèque et Archives Canada.
  • L'infirmière de santé publique : © Bibliothèque et Archives Canada.
  • Campagne d'immunisation H1H1 : Agence de la santé publique du Canada.