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Canadian Public Health Association

Les artisans de la réforme des eaux usées et de la protection contre les détritus et les maladies

Outhouse

Au Canada du 19e siècle, le choléra, la diphtérie et la fièvre typhoïde étaient des maladies communes puisque l'eau potable était souvent contaminée par les selles humaines et animales.

Dans les années 1870, les « artisans de la réforme sanitaire » ont commencé un long combat pour améliorer la santé publique par la gestion et le traitement des détritus et des eaux usées. Le progrès était lent et les problèmes d'eaux usées étaient gérés au cas par cas.

À l'époque, la façon la plus commune de gérer les excréments humains étaient de les enterrer ou de les accumuler dans la cour arrière. Les latrines ou « bécosses » étaient souvent situées près de rivières, de puits et de ruisseaux.

Sewer construction
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Travail sur la conduite principale d'égout, Ottawa, Ontario. Février 1901

En 1882, l'Ontario est devenue la première province à établir un conseil de la santé pour tenter de gérer les eaux usées à plus grande échelle. Les autres provinces ont emboîté le pas peu après. Les conseils provinciaux de la santé passèrent beaucoup de temps à essayer de persuader les conseils locaux de régler leurs problèmes croissants d'eaux usées et de prévenir la contamination de l'eau potable.

Les villes d'Amérique du Nord ont commencé à construire des égouts vers la fin du 19e siècle. Les égouts étaient conçus pour acheminer les eaux usées brutes directement dans le cours d'eau le plus proche. Les détritus non traitées échouaient sur des plages et contaminaient les lacs et les baies où l'on puisait l'eau potable. À l'époque, on ne comprenait pas très bien la pollution de l'eau et on la prenait rarement en considération.

Graduellement, les lois sur la santé publique ont été modifiées pour inclure la pollution des lacs, rivières, ruisseaux et voies navigables. Cependant, même à la fin de la Première guerre mondiale, seulement une municipalité sur trois traitait ses eaux usées.

Aeration tanks at the sewage disposal plant
Voir une image plus grande Bassins d'aération à l'usine de traitement des eaux usées de Scarborough en Ontario. [ca 1925]

Finalement, la nécessité de traiter les eaux usées fut reconnue, mais les municipalités et les provinces se disputaient souvent sur la question de la gestion des détritus. Plusieurs municipalités ont commencé à construire des usines de traitement des eaux usées dans les années 1960, mais d'autres villes et villages hésitaient à assumer ces coûts.

Aujourd'hui, certaines villes ont des installations de traitement des eaux usées à la fine pointe de la technologie, alors que d'autres n'en ont pas. Plus de 90 municipalités canadiennes relâchent encore des eaux usées non traitées, notamment les capitales provinciales de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador.

En février 2009, les provinces et territoires ont signé une entente avec le gouvernement fédéral pour mettre à niveau les 3500 usines de traitement des eaux usées du Canada et éliminer les détritus solides ainsi que la plupart des toxines. Ces règlements seront miss en application au cours des 30 prochaines années.

Pour de plus amples renseignements

Mention de source des photos

  • Travail sur la conduite principale d'égout : Studio Topley / Bibliothèque et Archives Canada / PA-028192
  • Bassins d'aération à l'usine de traitement des eaux usées de Scarborough : Archives de l'Ontario. Numéro de l'image numérique I0004240.jpg