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Canadian Public Health Association

Fais ce que doit : Une personne qui change le cours des choses

Tommas Clement Douglas De nos jours, la plupart des Canadiens sont convaincus que, pour permettre à notre société d'être productive et en bonne santé, le gouvernement doit jouer un rôle clé, qui comprend la prestation de services de santé dans le cadre du régime d'assurance maladie. Plus qu'un « programme », le régime d'assurance maladie est un élément intégral des effets positifs de la responsabilité collective qui revient aux Canadiens. Et tandis que des forces politiques et économiques ont façonné le système de soins de santé canadien tel que nous le connaissons, les principes énoncés dans les années 1960 par Tommy Douglas, alors premier ministre de la Saskatchewan et fondateur du régime d'assurance maladie, sont toujours solides.

La passion qui l'habitait était fondée sur son expérience. Dans sa jeunesse, il avait failli perdre la jambe droite à cause d'une maladie, l'ostéomyélite. Admis par « charité » dans les services d'un des hôpitaux de Winnipeg, il n'y recevait guère que le minimum de soins. Si un chirurgien dévoué, le Dr Stanley Smith, n'avait pas accepté d'assurer gratuitement un traitement ne se limitant pas aux soins de base, on n'aurait pas pu sauver la jambe de Tommy. C'est de cette expérience qu'est née sa conviction qu'« aucun enfant, homme ou femme ne devrait jamais avoir à s'en remettre à la bienfaisance pour obtenir les services de santé dont il a besoin ». Il faisait allusion à ce qui allait devenir notre régime d'assurance maladie.

En 1961, Tommy Douglas annonce une loi historique, la Medical Care Insurance Act de la Saskatchewan, qui entre en vigueur en 1962 et crée le premier programme global de soins de santé au Canada financé par le secteur public. Dans un de ses discours, Douglas explique que « la seule différence [dans les services de santé], c'est qu'au lieu de vous envoyer sa facture, le médecin l'enverra au bureau de l'assurance maladie. Alors, ce n'est pas si compliqué, n'est-ce pas? » Ce que Douglas n'avait peut-être pas prévu, c'est la complexité du système de santé actuel ni les tentatives répétées des gouvernements de « réparer » l'assurance maladie par le biais de commissions royales, de commissions d'enquête, d'accords sur la santé et autres mécanismes qui ont dû se pencher sur les secteurs de compétence, le financement, et maintenant, les trois questions les plus importantes : l'accès, la qualité et la durabilité du système de soins de santé canadien.

Pour plus de renseignements sur les initiatives qui, à tous les niveaux du système de soins de santé, visent à conserver sa solidité au régime d'assurance maladie, consultez le Conseil canadien de la santé.