Prix Honorifiques
David Butler-Jones
Prix R.D.
Defries
Dr David Butler-Jones a énormément apporté à la santé publique au Canada et son rôle moteur a constitué un facteur décisif de la revitalisation de la santé publique au Canada.
Il est le premier administrateur en chef de la santé publique du Canada, nommé en 2004, et a dirigé l’établissement de l’Agence de la santé publique du Canada. Il copréside également le conseil du Réseau pancanadien de santé publique où il aide à créer une approche positive et collaborative.
En plus de son rôle au sein du gouvernement, le Dr Butler-Jones a énormément prêté secours à de nombreuses ONG dans le cadre de ses fonctions, et non des moindres à l’ACSP. Il a été membre du conseil de direction à partir de 1995 et président de 1999 à 2001. Dr Butler-Jones a aussi occupé notamment les fonctions de vice‑président de l’Association américaine de santé publique, de président de la Table ronde sur la santé et le changement climatique du Canada, de représentant international au sein du conseil de l’ American College of Preventive Medicine, de membre du conseil de l’Initiative sur la santé de la population canadienne, de président de la coalition canadienne pour accroître la prévention dans la pratique des professionnels de la santé, et de coprésident de la Coalition canadienne pour la santé publique au XXIe siècle.
Il a également travaillé à l’échelle internationale, a occupé les fonctions de consultant de 2003 à 2004 auprès de l’OMC Europe sur les campagnes d’immunisation, a coprésidé le comité consultatif technique pour un projet de l’ACDI avec l’école nationale de santé publique au Brésil de 1998 à 2003 et a agi comme conseiller au Kosovo et au Chili en 2001, entre nombreuses autres activités.
Dr Butler-Jones réalise tout cela avec douceur et parfois un sens de l’humour malicieux, mais avec aussi beaucoup de sérieux et de perspicacité. Il est tout dévoué à la cause de la santé publique au Canada et à l’étranger, ce qui fait de lui un récipiendaire de choix de la plus haute distinction de l’ACSP.
Marie des Anges Loyer
Prix R.D.
Defries
Marie des Anges Loyer fait ses études secondaires à Ottawa et obtient un diplôme en sciences infirmières en 1955 (Université d’Ottawa), un certificat en santé publique (Université d’Ottawa), un baccalauréat en sciences infirmières (Université d’Ottawa), puis elle part à New York pour obtenir en 1964 une maîtrise ès Arts (soins infirmiers en santé publique) et en 1965 une maîtrise en santé publique de l’Université Columbia. De retour à Ottawa, elle obtient une maîtrise en éducation en 1968 puis un doctorat en 1982 à la Faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa. En 1988, elle effectue des études postdoctorales sur l’analyse des troubles mentaux à l’Université de St Louis au Missouri.
Dre Loyer commence sa carrière comme infirmière soignante à l’Hôpital général d’Ottawa dans 1955, puis elle œuvre en santé publique en 1959 dans les unités de service de santé de Prescott-Russell et Carleton. Elle travaille comme surveillante des soins infirmiers en santé publique à New York tout en étudiant à l’Université Columbia. De retour à Ottawa, elle rejoint l’École des sciences infirmières et accède au poste de doyenne de l’École (1974-1978) et de doyenne associée de la Faculté des sciences infirmières, puis directrice de l’École des sciences infirmières 1978-1980.
Tout au long de sa carrière universitaire, le service communautaire du Dre Loyer s’est poursuivi en apportant énormément d’impulsion à l’ACSP dont elle fût présidente de 1981 à 1982; au comité de certification de l’Institut canadien des inspecteurs en santé publique; à l’Hôpital Royal d’Ottawa; au Comité de soins continus du conseil de santé du district Ottawa-Carleton; à l’Association des infirmiers et des infirmières du Canada; à la Fondation des infirmières et infirmiers du Canada; à l’Association canadienne et ontarienne des écoles universitaires de nursing; à l’Ambulance Saint Jean; aux Forces armées canadiennes; au Maycourt Club.
À la retraite, elle poursuit son travail de bénévole, voyage et profite de la musique et de la cuisine gourmet.
Charlene Beynon
Membre honoraire à
vie
Charlene Beynon, infirmière autorisée et titulaire d’une maîtrise, est membre de l’équipe de la haute direction de l’unité des services de santé Middlesex-London et est professeure adjointe occasionnelle de l’école des sciences infirmières Arthur Labatt à l’Université de Western Ontario.
Mme Beynon compte 35 années d’expérience en santé publique à tout un éventail de postes, y compris celui d’infirmière de la santé publique, infirmière auxiliaire détachée auprès d’un groupe de médecins de famille, puis infirmière surveillante. Elle est actuellement la directrice des services de développement et d’évaluation de l’éducation en recherche de Middlesex-London et la directrice du site de développement et d’éducation en recherche en santé publique de Middlesex-London, un programme appliqué de recherche et d’éducation en santé publique.
Elle participe à des travaux de recherche financés à l’externe en rapport avec l’obésité chez les enfants et l’activité physique; elle codirigeait également une initiative visant à mettre au point un plan d’évaluation dans le cadre du Plan d’action de l’Ontario pour la promotion de la saine alimentation et la vie active du ministère de la Promotion de la santé. En outre, Mme Beynon était la chercheuse principale associée dans un groupe d’épreuve de contrôle aléatoire du Programme pilote de distribution de fruits et de légumes dans le Nord de l’Ontario, un projet de promotion de la santé de grande envergure parrainé par le ministère de la Promotion de la santé de l’Ontario.
Clyde Hertzman
Membre honoraire à
vie
Dr Clyde Hertzman est directeur de HELP ( Human Early Learning Partnership), un consortium interuniversitaire et interdisciplinaire ( College for Interdisciplinary Studies de l’ Université de Colombie-Britannique). Il détient une chaire de recherche en santé de la population et en développement humain, et il est professeur en santé de la population et en santé publique. Dr Hertzman est le dirigeant du réseau mondial des connaissances sur le développement de la petite enfance de l’OMC. Il est président du conseil sur le développement de la petite enfance, une ONG nationale, et il est membre du programme de Développement cérébral et biologique fondé sur l’expérience et du programme Sociétés réussies de l’Institut canadien de recherches avancées.
Dr Hertzman est le chercheur principal de l’unité de cartographie du développement de la petite enfance, unité de recherche des trajectoires de développement des enfants et des jeunes et de Population Data BC. Il prend part à de nombreux comités universitaires et siège à titre de membre au comité consultatif, l’Institut de la santé publique et des populations, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC); de membre et de chef d’équipe du conseil de direction, d’évaluation et de suivi du centre d’excellence en développement de la petite enfance; de membre de conseil provincial des gardes d’enfants en C.-B.; de conseiller du ministère d’État responsable des Soins à l’enfance de C.-B. Il a bénéficié d’une nomination honorifique de l’ Institute for Child Health de l’ University College de London.
Anna Banerji
Certificat du
mérite
Dre Anna Banerji est diplômée de l’école de médecine de l’Université de Toronto en 1989. En 1995, elle entame une bourse de recherche en maladies infantiles infectieuses à Montréal, et elle a été fascinée par une visite à l’île de Baffin. En 1997, elle remporte une bourse de recherche clinique des IRSC en infections respiratoires chez les enfants inuits. Dre Banerji obtient une maîtrise en santé publique (santé internationale) de Harvard School of Public Health et reçoit la distinction de « diplômée prometteuse » de la classe de 2003. Peu de temps après, elle est sollicitée pour agir à titre de consultante stratégique auprès du Bureau de santé publique de Toronto pendant la crise du SRAS et occupe le poste de médecin-hygiéniste adjoint en lutte contre les maladies transmissibles depuis 2005.
La pratique clinique de Dre Banerji porte depuis essentiellement sur la pédiatrie générale, les réfugiés et les nouveaux immigrants. Elle reste passionnée quant au renforcement de capacités dans ce domaine et préside la toute première conférence canadienne sur la santé des réfugiés en novembre 2009.
Dre Banerji exerce actuellement à l’hôpital St Michael, au centre de santé St. Joseph et au Hospital for Sick Children, et est professeur adjoint à l’Université de Toronto. Elle est la chercheuse principale de l’étude de surveillance circumpolaire auprès des nourrissons admis à l’hôpital souffrant d’infection des voies respiratoires inférieures.
Betty Burcher (posthumously)
Certificat
du mérite
Betty Burcher obtient un baccalauréat ès Arts spécialisé en sociologie à l’Université de Waterloo en 1971, un baccalauréat en sciences infirmières en 1976 et une maîtrise en sciences infirmières en 1992 de la Faculté des soins infirmiers de l’Université de Toronto.
Elle commence sa carrière en tant qu’infirmière de la santé publique au Bureau de santé publique de Toronto de 1976-1979. L’année suivante, elle exerce en tant que travailleuse auprès des parents au service des ressources parentales, puis elle travaille trois années à titre d’infirmière en soins primaires auprès des services communautaires de York de 1982 à 1985. Après une année passée à exercer en tant que chargée de cours en soins infirmiers communautaires à l’Université Western Ontario, Mme Burcher retourne dans le domaine de la santé publique auprès du Bureau de la santé publique de Toronto de 1987 à 1989. En 1990, Mme Burcher travaille comme assistante à l’enseignement et à la recherche à l’Université de Toronto avant de revenir au Bureau de la santé publique de Toronto en 1991 où elle occupe tout un éventail de postes. En 2002, Mme Burcher devient conférencière à l’Université de Toronto à la Faculté des soins infirmiers et est promue maître de conférences en 2008.
Mme Burcher est décédée subitement le 5 juillet 2009. Elle était plus connue pour la passion qu’elle témoignait pour la santé publique, la politique, la justice sociale et les droits des femmes. Elle était respectée et aimée d’une multitude d’amis, de collègues, d’étudiants et de la famille. Elle était reconnue pour sa nature avenante, son rire, sa passion pour la vie et sa volonté de toujours se dépasser.
Dexter Harvey
Certificat du
mérite
Dr Dexter Harvey est une personnalité influente pour ce qui est de faire le lien entre les données disponibles et les mesures à prendre pour faire progresser la prévention des maladies chroniques. Son aptitude à inspirer des initiatives cohérentes et soutenues entre les organisations a créé des entreprises durables qui font progresser la quête collective d’améliorer la santé des Canadiens.
Dr Harvey était un des dirigeants de l’Initiative canadienne en santé cardiovasculaire, qui a assuré la cohérence entre la recherche et la pratique afin que les données disponibles servent à améliorer la santé publique. Au cours de sa carrière universitaire, Dr Harvey s’engage dans le domaine de la politique et de la pratique au Manitoba. Il donne lieu à la première Alliance pour la prévention des maladies chroniques provinciale et en est le premier directeur bénévole. Ensuite, il devient le fondateur et le directeur bénévole du réseau d’échange des connaissances de la Société canadienne du cancer, puis dirige le groupe Partners in Planning for Healthy Living Coalition au Manitoba qui permet de recueillir des données à l’échelle locale pour appuyer la planification et l’évaluation en santé publique dans toutes les régions sanitaires. Sa capacité à mobiliser à permis de faire progresser de nombreuses initiatives tant à l’échelle nationale que provinciale.
Le dévouement, l’intégrité et le rôle moteur du Dr Harvey rejaillissent dans une myriade de collaborations. C’est un homme modeste et altruiste, dont la capacité à diriger inspirée, sage et pratique a permis de faire progresser la santé publique au Canada.
Ronald Labonté
Prix international de
l’ACSP
Dr Ronald Labonté détient une Chaire de recherche du Canada en mondialisation et en équité en santé à l’Institut de recherche sur la santé des populations à l’Université d’Ottawa. Il est professeur à la Faculté de médecine de l’Université d‘Ottawa et professeur adjoint au département de santé communautaire et d’épidémiologie de l’Université de la Saskatchewan. Avant d’être nommé en 2004 à l’Université d’Ottawa, il était le directeur fondateur de l’unité de recherche de la Saskatchewan en santé des populations et en évaluation, un organisme de recherche interdisciplinaire regroupant deux universités qui s’est investie dans la recherche engagée sur les facteurs déterminants de la santé des populations à l’échelle locale, nationale et mondiale.
Avant ses travaux en santé mondiale, Dr Labonté a travaillé dans le domaine de la promotion de la santé, du renforcement de l’autonomie et de la santé ainsi que du développement communautaire pendant plus de 20 ans; parmi ces années, 15 ont été passées au service de gouvernements provinciaux ou d’administrations locales au Canada. Bon nombre de ses premiers écrits dans ces domaines figurent encore au programme de nombreuses universités et ses modèles de pratique sont toujours employés par les praticiens en santé publique dans le monde.
Dr Labonté a publié plus de cent ouvrages scientifiques et plusieurs centaines d’articles dans les médias grand public.La Coalition des communautés en santé de l’Ontario (CCSO) rassemble un grand éventail d’associations communautaires et provinciales qui couvrent les champs social, environnemental, économique et politique. Elle est dirigée par un conseil d’administration composé de représentants de la région, des associations et du réseau.
Coalition des communautés en santé de
l’Ontario
Prix Ron Draper en promotion de la
santé
La démarche générale de la création de communautés plus saines tient aux critères d’adhésion : un membre de la communauté de la CCSO est « une coalition d’organismes qui fait intervenir au moins trois secteurs communautaires, adopte une voie de communauté saine et travaille à améliorer le bien-être social, économique et environnemental de sa communauté ».
Sa volonté d’avoir une action locale se manifeste dans la dotation en personnel; la CCSO emploie à l’heure actuelle seulement 3,5 personnes à temps plein dans son bureau central de Toronto; elle a toutefois à son service deux animateurs communautaires à temps plein et sept consultants régionaux qui vivent et travaillent dans des régions de l’Ontario. Cette dotation permet la collaboration entre plusieurs secteurs pour renforcer les économies locales, faire face aux enjeux sociaux et améliorer l’environnement.
Le 1er janvier 2010, le visage de la santé publique au Canada a changé. Avant cette date, il n’existait aucun programme continu permettant de maintenir les compétences des professionnels de la santé environnementale au Canada. L’Institut canadien des inspecteurs en santé publique (ICISP) s’occupe de la certification des nouveaux étudiants sur le terrain, mais une fois certifiés, les professionnels en exercice n’avaient pas besoin de montrer officiellement qu’ils entretenaient leurs compétences. Essentiellement, ils étaient certifiés pour la vie.
Il y a cinq ans, l’ICISP entame la mise en place d’un programme professionnel continu de maintien des compétences de l’ICISP ( CIPHI Continuing Professional Competency Program) qui a été lancé le 1er janvier 2010. Le programme comporte quatre composantes : les normes de pratique, le code d’éthique, les compétences propres à la discipline et un modèle de perfectionnement professionnel, ce qui dénombre les domaines dans lesquels les professionnels de la santé environnementale doivent se perfectionner afin de maintenir et d’améliorer leurs compétences professionnelles. Un conseil de l’expérience professionnel a été créé pour surveiller le processus de suivi des compétences professionnelles.
Institut canadien des inspecteurs en santé
publique
Prix des ressources humaines dans le
secteur de la santé publique (décerné à un
organisme)
Le programme professionnel continu de maintien des compétences a des répercussions sur le perfectionnement du personnel en santé publique au-delà de l’enrichissement des compétences pour les professionnels de la santé environnementale. Ces derniers sont les premiers en santé publique à faire l’objet d’une base de données qui recueille les renseignements sur chaque professionnel en santé publique au Canada. Ce système participe aux efforts d’énumération. Parmi les retombées du processus, les professionnels de la santé environnementale à la retraite ont été mobilisés pour former un groupe de sénateurs de l’ICISP. Ce groupe a acquis une part croissante dans l’identification des débouchés et des défis qui se posent pour remettre les professionnels en santé publique à la retraite sur le marché du travail. L’ICISP a été le premier à utiliser des stratégies de communication innovantes et des événements éducatifs pour mobiliser ses membres. L’Institut a diffusé ses outils dans d’autres disciplines en santé publique, et les travaux ont suscité un intérêt à l’étranger. Le Chartered Institute of Environmental Health au Royame-Uni a participé au programme, et un intérêt s’est manifesté pour étendre les travaux sur les compétences propres à la discipline de l’ICISP à l’échelle internationale.
Claire Betker
Prix des ressources
humaines dans le secteur de la santé publique (décerné à une
personne)
Mme Claire Betker a travaillé en santé publique et en santé communautaire depuis plus de 30 ans à l’échelle locale, régionale, provinciale et nationale. Elle a commencé sa carrière d’infirmière de la santé publique dans la région rurale du Manitoba dans un bureau doté d’une seule infirmière qui sert plusieurs petites communautés. Depuis elle a travaillé en santé publique, en soins à domicile et en soins de santé primaires dans une variété de contextes et de postes.
Mme Betker est une infirmière agréée en possession d’un diplôme de baccalauréat en soins infirmiers de l’Université du Manitoba et une maîtrise en soins infirmiers de l’Université de Calgary. Son domaine d’étude à la maîtrise portait essentiellement sur les soins infirmiers des systèmes familiaux – avec un intérêt particulier sur les éléments qui contribuent à la santé d’une famille et des communautés. Elle commence des études de doctorat en sciences infirmières à l’Université de la Saskatchewan en janvier 2010 avec une attention particulière aux soins infirmiers en milieu communautaire, en santé des populations et en santé publique avec un intérêt pour les facteurs déterminants de santé, au développement de la pratique et de la théorie, à l’évaluation et la philosophie de la science.
À l’heure actuelle, Mme Betker travaille au Centre national de collaboration des déterminants de la santé en qualité de directrice de la recherche dans le cadre de l’initiative de développement de la petite enfance. Avant ce poste, elle travaillait pour l’Agence de la santé publique du Canada en tant que membre de l’équipe de la santé publique chargée de l’amélioration des compétences et menait la consultation pancanadienne visant à mettre sur pied des compétences essentielles en santé publique. Mme Betker était également la directrice du programme en santé publique de l’Office régional de la santé de Winnipeg.
Mme Betker est une infirmière autorisée en santé publique et ancienne présidente de l’Association canadienne des infirmières et infirmiers en santé communautaire et membre associé de l’Association des infirmières et infirmiers du Canada.
Rob Cunningham
Le Prix national de
héros de la santé publique de l’ACSP
Né et élevé à Ottawa, Rob Cunningham est avocat de profession et est diplômé en science politique (baccalauréat à l’Université de Western Ontario), en droit (baccalauréat en droit de l’Université de Toronto) et en commerce (MBA à l’Université de Western Ontario).
Il participe tout d’abord activement à des enjeux relatifs au tabagisme alors qu’il est président fondateur du mouvement étudiant visant à diminuer le tabagisme à l’université en 1988-1990.
M. Cunningham est devenu un spécialiste reconnu dans le domaine de la lutte contre le tabagisme. Il a travaillé comme consultant auprès des organismes de santé provinciaux, nationaux et internationaux, notamment auprès de l’Organisation mondiale de la santé. Ses bulletins électroniques réguliers à ceux qui œuvrent dans la lutte contre le tabagisme sont devenus légendaires.
Figurant parmi le noyau des militants canadiens de la lutte contre le tabagisme, M. Cunningham a témoigné devant les comités parlementaires, a donné des centaines d’entretiens auprès des médias au Canada et à l’étranger, a publié de nombreux articles sur le tabagisme et a engagé des poursuites privées à la suite d’infractions des lois antitabac.
Il est l’auteur de La guerre du tabac – L’expérience canadienne qui s’est classé parmi les meilleures ventes de livres du Centre de recherches pour le développement international (CRDI).Le livre a été traduit en français et en russe. M. Cunningham prend régulièrement la parole devant le grand public dans des conférences sur la santé de portée nationale et internationale. Il travaille à Ottawa en qualité d’analyste principal de la politique au Bureau national des questions d’intérêt public de la Société canadienne du cancer.
Louis Gauvin
Le Prix national de héros
de la santé publique de l’ACSP
Louis Gauvin œuvre dans la réduction du tabagisme depuis plus de 20 ans. Dans le cadre de son travail à la Direction de la santé publique de la Montérégie, il a aidé des fumeurs à arrêter de fumer, implanté des programmes de prévention dans des écoles et apporté son soutien à des entreprises pour l’introduction de politiques sur l’usage du tabac.
Au milieu des années 90, à la suite de la baisse drastique des taxes sur le tabac, M. Gauvin a eu l’idée de créer un mouvement pour faire la promotion de mesures antitabac d’envergure et assurer un contrepoids à l’industrie du tabac.
C’est donc en 1996 que l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) a eu le privilège d’accueillir la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac, une initiative qu’il a cofondée avec Heidi Rathjen. Lancée officiellement en juin 1996 et parrainée par l’ASPQ, la Coalition compte aujourd’hui quelques milliers d’organismes et de professionnels de la santé en provenance de toutes les régions du Québec.
Pendant 14 années, jusqu’à sa retraite en septembre 2009, M. Gauvin a agi en tant que porte-parole de la Coalition, conférant au mouvement antitabac québécois une image noble, calme et raisonnée, même humoristique. Grâce à sa nature de modérateur et de conciliateur, M. Gauvin a également assuré l’harmonie continuelle parmi l’ensemble des partenaires de la Coalition.
La vision et la détermination de M. Gauvin ont contribué à allonger l’espérance de vie et à améliorer la qualité de vie de centaines de milliers de Québécois et Québécoises.
Gar Mahood
Le Prix national de héros de
la santé publique de l’ACSP
Garfield (Gar) Mahood est né à Windsor en Ontario en 1941 et fait ses études dans les écoles publiques de Windsor et de Brantford. Il commence tout d’abord une carrière dans la vente et reçoit par la suite un prix national en vente. Mais au cours de cette période, il commence à s’intéresser sérieusement aux enjeux publics. À la fin des années 1960, M. Mahood décide de travailler de façon professionnelle sur les enjeux d’ordre public et retourne à l’université pour étudier les sciences politiques, la sociologie et le changement social.
Diplôme en poche de l’Université York, il investit les fonctions de directeur administratif de l’Association canadienne du droit de l’environnement, un poste qu’il occupe pendant trois ans avant d’exercer les mêmes fonctions dans l’Association pour les droits des non-fumeurs (ADNF) en 1975. Depuis, il a fait de l’ADNF un des organismes phares de la lutte contre le tabagisme dans le monde. On ne compte pas le nombre de présentations qu’il a effectuées au Canada et à l’étranger; il a notamment pris la parole dans huit conférences mondiales sur la lutte antitabac, et il a participé à de nombreuses séances sur la stratégie internationale.
M. Mahood a été membre pendant plusieurs années du Comité consultatif de la publication Tobacco Control du British Medical Journal. Il est également l’auteur d’un rapport d’expert sur l’étiquetage et l’emballage préparé pour l’Organisation mondiale de la santé en 2003.
Ts’ewulhtun Health Centre
Prix de
l’ACSP et d’Amgen pour l’innovation en santé
familiale
Le
Ts’ewulhtun Health Centre est ouvert en 1992 à
Duncan en Colombie-Britannique sur l’île de Vancouver. Le centre de
santé s’occupe de la santé publique et la lutte contre les maladies
transmissibles dans les tribus Cowichan qui comptent plus de
5 000 membres. Le Ts’ewulhtun Health Centre offre
également divers programmes d’éducation sanitaire et services
administratifs.Le programme des Familles en santé aide les membres de
la communauté à fixer et à atteindre les objectifs sanitaires. Ce
programme comprend la santé prénatale ainsi que la santé des
nourrissons, des enfants en âge préscolaire et scolaire, et des femmes,
un groupe de soutien pour les personnes atteintes du VIH, un groupe de
soutien pour l’Ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale
et un groupe stratégique contre le tabagisme.Le programme à l’intention
des aînés veille à ce que ceux-ci bénéficient de bons soins de santé
sur le plan physique, mental, spirituel et culturel. Les programmes
englobent des soins personnels et palliatifs, de saines habitudes
alimentaires, des programmes de natation et une sensibilisation à
l’arthrite.Les programmes destinés aux enfants et aux jeunes
comprennent le développement des nourrissons, des aptitudes sociales,
de l’estime de soi et de la fierté culturelle. La promotion de
l’éducation, de l’immunisation, de la nutrition et des liens entre les
parents et les enfants sont des initiatives essentielles.Le programme
de conseil et de santé mentale offre des services de soutien, comme
l’antiébriété et la prévention du suicide, l’intervention en cas de
violence familiale, le ressourcement dans les relations et l’approche
communautaire, ce qui contribue à bâtir un soutien communautaire et des
relations saines et à les renforcer.Le programme de soins dentaires
offre des soins de santé bucco-dentaire à la communauté et encourage
l’éducation en santé dentaire et en prévention des
maladies.
- Nous vous invitons à lire le texte intégral de l’étude de cas du Ts’ewulhtun Health Centre.
Angela Mashford-Pringle
Prix des
étudiants Dr John Hastings de l’ACSP
Angela Mashford-Pringle est une femme autochtone algonquienne; elle est candidate au doctorat et titulaire d’une bourse de doctorat de l’IRSC en politique en matière de santé publique à l’école de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto. Elle étudie la santé des Autochtones, notamment la politique en matière de santé et les soins de santé. Elle est membre du programme conjoint sur la santé des Autochtones et travaille actuellement sur le rapport de l’enquête régionale sur la santé des Premières nations. Au cours des dix dernières années, elle a occupé un nombre de postes à Santé Canada et à l’Agence de la santé publique du Canada dans le domaine de programmes sociaux. Mme Mashford-Pringle s’intéresse aux inégalités sociales ainsi qu’à l’éducation et à la santé des Autochtones.
Prix des étudiants en santé publique et des populations
Niveau de la maîtrise
- Lisa Nobel, McGill University
- Dorian Watts, University of Manitoba
Niveau du doctorat
- Ananya Banerjee, McMaster University
- Kate Zinszer, McGill University
Bourses
d’application des connaissances décernées par les CCNSP aux étudiants
des cycles
supérieurs
- Fabian Besner, Université du Québec
- Kora DeBeck, University of British Columbia
- Erica Pufall, University of Guelph
- Jena Webb, McGill University
