Étude sur la sécurité à l’école
Dans le cadre de l’étude sur la sécurité à l’école, des écoles de partout au pays furent sélectionnées pour tester l’efficacité de questionnaires à mesurer les perceptions de sécurité à l’école et les lieux courants d’intimidation/de harcèlement. Cinq différents outils de sondage furent mis au point à l’automne 2003 pour recueillir des données de 2806 individus, et au printemps 2004, de 2755 répondants. Ces outils furent mis au point avec l’aide des plus grands spécialistes dans le domaine et se fondait sur les meilleurs outils existant actuellement dans le monde. Il importe de souligner l’apport des questionnaires sur la sécurité à l’école du West Vancouver School District et du questionnaire de programme d’échec à l’intimidation ( Anti-Bullying Program Survey) de David Smith et ses collègues. Ces outils furent des éléments clés essentiels à l’élaboration des questionnaires de l’ACSP. Les données quantitatives ont été complétées par une série d’entretiens qualitatifs avec des administrateurs scolaires, des enseignants et des élèves, enregistrés sur bande sonore.
Environ 45 % des élèves dans l’étude vivaient des problèmes de victime d’intimidation, du harcèlement sexuel ou de la discrimination raciale au moins une fois aux quatre semaines, dont environ 10 % qui étaient impliqués en tant qu’auteurs et/ou victimes de façon hebdomadaire. Environ 40 % des élèves n’étaient pas impliqués directement dans ces problèmes de relations entre pairs, mais étaient tout de même affectés car ils furent témoins d’incidents. Bref, seulement 15 % des élèves dans cette étude ont affirmé qu’ils n’étaient aucunement touchés par ces incidents.
La plupart des élèves ne sont ni intervenus, ni allés chercher de l’aide pour les victimes. Quand on leur a demandé pourquoi, les élèves ont répondu qu’ils ne voulaient pas être impliqués, qu’ils avaient peur, ou qu’ils ne savaient pas quoi faire. Seulement 15 % des victimes dans cette période de quatre semaines ont affirmé qu’ils ont signalé l’incident à un adulte à l’école. Les écoles qui ont des programmes établis d’échec à l’intimidation n’avaient pas des taux de signalement plus élevés en comparaison aux écoles qui n’ont pas de programme, malgré que les élèves des premières écoles n’étaient pas plus portés à dire que cela les dérangeait, ou à aller chercher de l’aide quand un autre élève subissait un tort. Cependant, les élèves qui avaient pris part à des programmes étaient tout aussi portés que ceux qui n’y avaient pas pris part à commettre des actes blessant. Il semble y avoir des lacunes en matière de connaissances et de perceptions chez les parents, les élèves et les enseignants dans les sept écoles. Une jeune fille en septième année l’a exprimé ainsi : « Je pense que si on ÉCOUTAIT les élèves et qu’on les impliquait dans la résolution de leurs problèmes, plutôt que de toujours penser qu’on possède la vérité, tout ça finirait mieux. Les élèves doivent avoir leur mot à dire sur le déroulement des évènements, et doivent être pris au sérieux plutôt que d’être traités comme s’ils étaient trop jeunes pour savoir quoi faire »[Traduction]. Bien peu de parents de brutes ont affirmé être au courant du comportement agressif de leur enfant, et chez à peine plus de la moitié des victimes y avait-il un parent qui était au courant de la situation. En général, les parents n’avaient pas vraiment conscience d’où et quand les incidents blessants se produisaient à l’école.
L’étude de l’ACSP sur la sécurité à l’école est unique pour bon nombre de raisons. Elle fournit de l’information détaillée sur la nature et l’incidence des formes d’intimidation, de harcèlement et de discrimination de tous types (p. ex. L’intimidation électronique et sociale ; le harcèlement sexuel et les contacts sexuels non désirés ; le comportement raciste) qui n’ont pas été suffisamment étudiées ; et pour la première fois au Canada, la comparaison est possible entre les rapports codés des élèves, des parents et des enseignants dans une étude multi-sites.
Trousse d’évaluation de l’intimidation, du harcèlement et des relations entre enfants du même âge en milieu scolaire
La Trousse d’évaluation de l’intimidation, du harcèlement et des relations entre enfants du même âge en milieu scolaire de l’ACSP est un document d’accompagnement du Questionnaire sur la sécurité à l’école et du rapport de l’étude de l’ACSP sur la sécurité à l’école. Elle a été conçue pour les enseignants, les administrateurs scolaires et les ministères de l’Éducation pour s’attaquer à des besoins pressants identifiés dans l’étude de l’ACSP sur la sécurité à l’école. Élaborée en partenariat avec l’initiative canadienne pour la prévention de l’intimidation (CIPB) ( Canadian Initiative for the Prevention of Bullying) (Stratégie nationale pour la prévention du crime), cette trousse gratuite offre une méthode standardisée pour mesurer la nature et la prévalence des relations problématiques entre enfants du même âge en milieu scolaire, des normes pour des programmes de qualité, et un jeu commun d’outils pour évaluer l’impact des programmes scolaires. Dans une perspective de santé publique, elle fournit un aperçu de ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, des bases pour des normes de pratiques exemplaires, et présente les éléments de base scolaires. La trousse de l’ACSP contient des conseils pour les élèves, les parents, les enseignants et les administrateurs sous forme d’un document et d’un aide mémoire qui peut être affiché sur le réfrigérateur à la maison, dans le pupitre de l’élève et sur le tableau à l’école.
Cette trousse est le fruit des efforts collectifs de chercheurs, d’éducateurs, de parents/tuteurs et de jeunes. Avec leurs efforts, ils ont apporté une précieuse contribution à la recherche canadienne et à la prévention de l’intimidation et du harcèlement. En vous passant le flambeau, nous vous souhaitons succès dans votre engagement à l’amélioration des conditions de vie des enfants à la maison, dans la communauté, et à l’école.

