Milieu scolaire
Introduction
[TRADUCTION]
Les programmes d’échec à l’intimidation et au harcèlement donnent de meilleurs résultats s’ils sont mis en œuvre dans un milieu scolaire favorable (caractérisé par des relations affectives cordiales entre pairs, entre les élèves et le personnel, et entre les membres du personnel). La « culture scolaire » désigne un ensemble de convictions et de normes partagées par les élèves et le personnel.1 La mesure dans laquelle les adultes et les jeunes s’identifient à leur école et en acceptent les valeurs varie beaucoup. Les jeunes enfants, par exemple, ont plus tendance que les adolescents à accepter l’autorité de l’enseignant(e) et les lignes de conduite de l’école. Les adolescents, surtout ceux qui s’adonnent fréquemment à des comportements antisociaux, ont plutôt tendance à s’opposer aux valeurs de l’école et à l’autorité des enseignants. Les garçons sont plus susceptibles que les filles de rejeter les valeurs et les normes de l’école et de manquer d’empathie envers les victimes.2 Un élément important de la culture scolaire est « l’adhésion » (la façon dont les élèves se sentent acceptés et perçoivent leur appartenance à l’école).
Résultats chez las élèves
La formation de liens affectifs envers l’école est liée aux résultats affectifs, comportementaux et pédagogiques. Les élèves qui entretiennent des liens solides avec leur école vivent moins de problèmes affectifs et de comportement et obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les élèves dont la mobilisation est plus faible. La sécurité de l’école est étroitement liée à la santé mentale des élèves. Lorsqu’il y a de l’intimidation, les élèves ont tendance à se sentir malheureux et en danger à l’école. Et quand le personnel de l’école ne réagit pas à l’intimidation, beaucoup d’enfants sont exposés à des incidents répétés, ce qui accroît la vraisemblance qu’ils considèrent les comportements agressifs comme étant acceptables et profitables. Les victimes d’intimidation chronique sont plus susceptibles de souffrir de dommages moraux et d’exclusion sociale que les élèves qui en sont épargnés. La santé mentale plus fragile des élèves fréquemment victimisé(e)s a un effet indésirable sur leur apprentissage. Le fait d’être exposés à l’intimidation à l’école a tendance à exacerber les problèmes chez les élèves déjà prédisposés aux difficultés affectives. Les élèves victimisé(e)s présentent davantage de symptômes d’anxiété et de dépression, deux états qui peuvent perturber les apprentissages scolaires.
Culture scolaire
Les élèves exposés à une culture scolaire favorable (caractérisée par un climat social chaleureux et prévenant, par des normes de comportement positives chez les élèves, par l’importance de l’étude aux yeux de l’école et par des objectifs d’apprentissage axés sur la maîtrise et la compréhension des matières) développent un fort sentiment personnel d’adhésion à leur école fondé sur des sentiments d’appui, d’acceptation et d’appartenance véhiculés par leurs camarades de classe et par les enseignants. Les sentiments d’adhésion améliorent à leur tour le fonctionnement scolaire et comportemental et la santé mentale globale de l’élève, directement et indirectement (par le renforcement de l’estime de soi).3
Besoins spéciaux
Les enfants qui souffrent de perturbations affectives et de troubles du comportement sont très susceptibles de se sentir peu mobilisés par l’école. Dans les écoles où l’on offre un soutien affectif (indispensable aux élèves très vulnérables), les niveaux de comportements violents sont plus faibles que dans les écoles qui n’offrent pas un tel soutien.4 L’école devient un facteur de protection et sert de tampon entre les enfants et leurs problèmes familiaux, leurs pairs à l’attitude négative et les risques du milieu.
Ressource
Les lecteurs qui souhaitent approfondir leur connaissance de ces enjeux peuvent consulter le document de travail préparé par Totten et Quigley pour Développement des ressources humaines Canada (2002) intitulé
Bullying, School Exclusion and Literacy.
| 1. | DeWit et al., 2002. |
| 2. | Thorne, 1999; Salisbury et Jackson, 1996; Olweus et Endresen, 1998; Roland et Galloway, 2002. |
| 3. | DeWit et al., 2002. |
| 4. | Roland et Galloway, 2002; Totten et Quigley, 2002; DeWit et al., 2002; Olweus, Limber et Mihalic, 2002. |

