Le sondage
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Sommaire du rapport du sondage
Ce rapport présente une analyse des résultats du sondage réalisé en 1999 par le Fonds d’action pour le changement climatique, en collaboration avec l’Association canadienne de santé publique (ACSP) et Santé Canada, et poursuivi en partenariat avec le Collège des médecins de famille du Canada, l’Association des infirmières et infirmiers du Canada, l’Association canadienne des commissions/conseils scolaires, Les Ami(e)s de la Terre et TransAlta Corporation. Le sondage qui a été distribué à 195 organismes du secteur privé et des secteurs de la santé, de l’environnement et de l’éducation, était conçu de façon à donner aux intervieweurs et aux répondants une orientation pour remplir comme il faut le questionnaire et leur fournir une information de fond utile. En tout, 188 questionnaires ont été remplis par téléphone avec l’aide d’intervieweurs. Le soin apporté à la taille de l’échantillon, à la distribution sectorielle et aux procédures de sélection, notamment en ce qui concerne la participation du secteur privé, permet de penser que les généralisations et les conclusions relatives aux initiatives et aux possibilités sont valables. Le sondage était également conçu pour mieux faire comprendre les initiatives de sensibilisation du public qui établissent les liens entre la santé, le changement climatique et la pollution atmosphérique, et pour fournir l’information nécessaire en vue de véritablement sensibiliser l’opinion à ces questions. Suivent quelques-uns des résultats les plus importants :
- La majorité des organismes sondés considèrent les effets du changement climatique et de la pollution atmosphérique sur la santé comme une grave source d’inquiétude. Toutefois, ils constatent un manque de connaissances des causes à l’origine du changement climatique et une pénurie de ressources humaines qualifiées pour faire passer le message.
- Rares sont les initiatives de sensibilisation du public (ISP) qui établissent le lien direct entre d’une part le changement climatique et la pollution atmosphérique et, d’autre part, les effets sur la santé, bien qu’un grand nombre d’organismes se disent prêts et en mesure de le faire dans le cadre d’ISP existantes et futures. La plupart des ISP sont axées sur les effets de la pollution atmosphérique sur la santé, et moins de 15 % des organismes ont adopté une politique ou une position officielle sur les effets du changement climatique sur la santé.
- Il importe de transmettre des messages bien pensés et cohérents pour s’assurer que le public canadien reçoive les mêmes messages de différentes sources. Ces messages doivent être rédigés dans un style clair et simple, et doivent être accessibles sous différents formats, notamment à l’aide d’Internet et de documents imprimés. D’autre part, on constate dans les ISP actuelles l’absence très évidente de certains segments de la population comme les peuples autochtones et les groupes à risque, notamment les personnes souffrant d’allergies, d’asthme et d’autres maladies chroniques.
- Étant donné que les effets de la pollution atmosphérique et du changement climatique sont propres à chaque région, les variations à cet égard doivent être prises en considération lors de la conception des messages et des initiatives.
- Il existe un besoin de ressources sur les effets du changement climatique et de la pollution atmosphérique sur la santé pour éduquer les prestateurs de soins de santé (par ex., des outils et des ressources pour les travailleurs de la santé publique qui prennent part aux programmes scolaires), et d’autres groupes (comme les jeunes, les entreprises, et le public en général). En outre, il est important que l’ACSP tisse des liens plus étroits avec les entreprises déterminées à protéger l’environnement, et examine la participation relative des entreprises aux initiatives de sensibilisation à l’environnement.
- Les organismes sondés ont fait remarquer que le gouvernement fédéral fournit des ressources financières et assure un certain leadership; toutefois, la mise sur pied d’un organe ou d’un groupe de coordination centralisée a été recommandée pour coordonner les ISP actuelles et futures dans le domaine de la santé et de l’environnement. Les répondants ont indiqué qu’un pareil organe de coordination qui pourrait aider à jumeler les organismes de capacités et de forces complémentaires, est essentiel pour concevoir et mettre en œuvre des initiatives efficaces de sensibilisation du public. En outre, un tel groupe de coordination permettrait également d’éviter le double emploi, et d’utiliser de la façon la plus rentable qui soit les ressources existantes.
- Le manque de financement pour développer des activités de proximité et d’éducation du public est aussi évident. Beaucoup de temps et d’argent sont consacrés à l’élaboration de demandes de fonds pour financer ces activités, notamment pour ce qui est des organismes à but non lucratif. Bien que plusieurs des organismes sondés aient mis sur pied des réseaux pour diffuser les messages, un grand nombre d’entre eux ont indiqué ne pas disposer de suffisamment de ressources financières et humaines pour ce faire.
- Les organismes qui mènent des initiatives de sensibilisation au changement climatique et à la pollution atmosphérique ont précisé que les trois ingrédients qui déterminent le succès de ces initiatives sont : des partenariats efficaces, des activités de recherche et de collecte des connaissances, et un financement suffisant.




