Le Projet VIH/sida du CAREC

Selon le Rapport 2002 de l’ONUSIDA, 420 000 personnes vivent avec le VIH/sida dans la région des Caraïbes, et une fraction seulement reçoivent des traitements antirétroviraux. Les cas de sida et les décès attribuables au syndrome ont beaucoup diminué aux Bahamas et aux Bermudes, mais d’autres pays composent encore avec la propagation de l’épidémie. La situation varie considérablement d’un pays à l’autre. Dans plusieurs pays du bassin des Caraïbes, les taux de prévalence du VIH chez les adultes sont les plus élevés au monde après ceux de l’Afrique subsaharienne. La région des Caraïbes arrive donc au deuxième rang mondial des pays les plus touchés. De plus, l’épidémie commence à se propager dans les populations plus jeunes, tout particulièrement chez les jeunes femmes. Le VIH/sida est maintenant la principale cause de mortalité dans certains pays de la région. Les pertes de potentiel humain et de productivité commencent à se répercuter sur l ’économie régionale.

Le CAREC (Caribbean Epidemiology Centre), par l’entremise de l’Organisation panaméricaine de la santé, est le fer de lance de la lutte contre l’épidémie dans la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et cherche à en réduire au minimum les incidences sur la santé et le bien-être individuels et collectifs. Plusieurs bailleurs de fonds étrangers ont mis leurs ressources en commun pour appuyer le programme du CAREC. L’Agence canadienne de développement international lui a notamment promis un soutien sur cinq ans, y compris une assistance technique de la part des organismes canadiens de sant é publique et de services liés au sida.

Le projet s’adressera aux ministères de la Santé des pays membres ainsi qu’aux ONG et aux organismes communautaires qui tentent d’apporter une réponse aux besoins des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec le VIH et le sida. Face aux besoins bien spécifiques des pays des Caraïbes, le CAREC a identifié cinq grands volets d’action pour le projet :

  • Renforcer les systèmes et programmes nationaux de surveillance du sida et d’information sanitaire;
  • Renforcer la capacité des décideurs nationaux, créer des alliances et mobiliser les collectivités;
  • Renforcer les capacités nationales d’offrir des services de traitement clinique et de diagnostic du VIH/sida, dont les soins et les services de soutien psychosocial, et développer les services adaptés aux besoins des jeunes;
  • Créer des capacités nationales d’application de mesures comportementales et de communication à l’intention des populations les plus vulnérables (les jeunes, les personnes vivant avec le VIH/sida, les hommes ayant des relations homosexuelles et les femmes, notamment les travailleuses du sexe);
  • Renforcer la capacité institutionnelle du CAREC en matière de gestion, de surveillance et d’évaluation d’un programme régional anti-VIH/sida.

L’Association canadienne de santé publique (ACSP) est le partenaire technique de l’OPS/CAREC dans le cadre du projet. L’ACSP est chargée de trouver des experts techniques canadiens et d’apporter conseils et orientation, notamment dans les secteurs de la promotion de la santé, du counselling pour le VIH/sida, des soins et du soutien, de la surveillance de la maladie, du contrôle et de l’assurance de la qualité de la gestion et des moyens de diagnostic en laboratoire, de la planification stratégigque, du suivi et de la gestion du projet, du renforcement des capacités institutionnelles et de la durabilité, et du rôle des médias en matière deVIH/sida.

L’ACSP fera appel à ses membres et à la collectivité canadienne de la santé publique et des travailleurs de la santé pour appuyer ce projet. Les membres intéressés sont priés de faire parvenir leur CV aux Programmes de santé mondiale de l’ACSP, en précisant leur domaine d’intérêt et leur expérience.